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𝑖 Calculateur de nombres complexes

Un nombre complexe associe une partie réelle et une partie imaginaire ; on l'écrit a + bi, où i désigne l'unité imaginaire vérifiant i² = −1. Ce calculateur effectue l'addition, la soustraction, la multiplication et la division de deux nombres complexes, puis affiche le résultat accompagné de son module (distance à l'origine) et de son argument (angle mesuré depuis l'axe réel positif).

Dernière vérification: 2026-07-07
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Comprendre le module et l'argument

Le module et l'argument décrivent ensemble la position d'un nombre complexe dans le plan sous forme polaire, en complément de la forme rectangulaire a + bi.

GrandeurSignificationFormule
Module |z|Distance de l'origine au point (a, b) — la grandeur du nombre√(a² + b²)
Argument arg(z)Angle (ici en degrés) entre l'axe réel positif et le point (a, b)atan2(b, a)
Conjugué z̄Symétrique de a + bi par rapport à l'axe réela − bi
  • L'argument est calculé avec l'arc tangente à deux arguments (atan2), qui place l'angle dans le bon quadrant quelle que soit la combinaison de signes des parties réelle et imaginaire, contrairement à un simple arctan(b/a).
  • La division par zéro (0 + 0i) n'a pas de sens mathématique ; dans ce cas, le calculateur ne renvoie aucun résultat plutôt qu'une valeur arbitraire.
  • Les résultats sont arrondis à 6 décimales pour les parties réelle et imaginaire, et à 4 décimales pour l'argument exprimé en degrés.

Qu'est-ce qu'un nombre complexe ?

Un nombre complexe s'écrit a + bi, où a est la partie réelle, b la partie imaginaire et i l'unité imaginaire définie par i² = −1. Les nombres complexes prolongent la droite réelle en un plan à deux dimensions, le plan complexe : la partie réelle se lit sur l'axe horizontal, la partie imaginaire sur l'axe vertical. Ils apparaissent naturellement dès qu'une équation polynomiale n'admet aucune racine réelle, comme x² + 1 = 0.

Tout nombre complexe a + bi possède deux descripteurs supplémentaires : son module |z| = √(a² + b²), c'est-à-dire la distance de l'origine au point (a, b) du plan complexe, et son argument arg(z) = atan2(b, a), l'angle que forme avec l'axe réel positif la demi-droite issue de l'origine et passant par (a, b). Ensemble, module et argument constituent la forme polaire, alternative à la forme rectangulaire a + bi et souvent plus commode pour la multiplication, la division et les puissances.

Les nombres complexes ont des usages très concrets au-delà des mathématiques pures : les électriciens s'en servent pour représenter l'impédance et la phase en courant alternatif, l'automatique analyse la stabilité d'un système à partir de la position des pôles dans le plan complexe, et le traitement du signal repose sur les exponentielles complexes pour la transformée de Fourier.

Comment utiliser ce calculateur de nombres complexes

  1. Saisissez la partie réelle (a) et la partie imaginaire (b) du premier nombre complexe, a + bi.
  2. Choisissez l'opération : addition, soustraction, multiplication ou division.
  3. Saisissez la partie réelle (c) et la partie imaginaire (d) du second nombre complexe, c + di.
  4. Lisez le résultat sous la forme a + bi, accompagné de son module (grandeur) et de son argument (angle en degrés). La division n'est pas définie lorsque le second nombre vaut 0 + 0i.

Les formules de l'arithmétique complexe

(a + bi) + (c + di) = (a + c) + (b + d)i
(a + bi) − (c + di) = (a − c) + (b − d)i
(a + bi) × (c + di) = (ac − bd) + (ad + bc)i
(a + bi) ÷ (c + di) = [(ac + bd) + (bc − ad)i] ÷ (c² + d²)
Module : |z| = √(x² + y²) ; Argument : arg(z) = atan2(y, x)

L'addition et la soustraction regroupent parties réelles entre elles et parties imaginaires entre elles, exactement comme on réunit des termes semblables en algèbre ordinaire : (a + bi) ± (c + di) = (a ± c) + (b ± d)i.

La multiplication se développe comme un produit de binômes, puis se simplifie grâce à i² = −1 : (a + bi)(c + di) = ac + adi + bci + bdi² = (ac − bd) + (ad + bc)i. Exemple traité avec les valeurs par défaut a=3, b=2, c=1, d=−4 : (3 + 2i)(1 − 4i) = (3×1 − 2×(−4)) + (3×(−4) + 2×1)i = (3 + 8) + (−12 + 2)i = 11 − 10i.

La division consiste à multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur (c − di), ce qui chasse la partie imaginaire du dénominateur : (a + bi) ÷ (c + di) = [(ac + bd) + (bc − ad)i] ÷ (c² + d²). L'opération n'est pas définie si c² + d² = 0, autrement dit si le diviseur vaut 0 + 0i.

Le module du résultat vaut |z| = √(x² + y²), où x et y sont les parties réelle et imaginaire du résultat, et l'argument vaut arg(z) = atan2(y, x), converti en degrés. Pour 11 − 10i, le module est √(11² + 10²) = √221 ≈ 14,866 et l'argument atan2(−10, 11) ≈ −42,274°.

Erreurs fréquentes

  • Oublier que i² = −1 lors d'une multiplication : c'est précisément l'étape qui transforme le terme i²bd en une contribution réelle, et non imaginaire, égale à −bd.
  • Diviser directement deux nombres complexes au lieu de multiplier d'abord par le conjugué du dénominateur ; la division directe laisse un terme imaginaire au dénominateur, ce qui n'est pas une forme finale valable.
  • Confondre le module (une grandeur, toujours ≥ 0) et la partie réelle : le module fait intervenir les deux parties, via √(a² + b²).
  • Lire l'argument comme un simple arctan(b/a) : cette formule donne un angle faux dans les deuxième et troisième quadrants (lorsque a est négatif) ; atan2(b, a) est indispensable pour obtenir le bon quadrant.
  • Intervertir les deux couples de saisies : le calculateur traite (a, b) comme premier nombre et (c, d) comme second, dans cet ordre — ce qui compte pour la soustraction et la division, qui ne sont pas commutatives.

Questions fréquentes

Comment multiplier deux nombres complexes ?

Développez le produit comme un produit de binômes et remplacez i² par −1 : (a + bi)(c + di) = (ac − bd) + (ad + bc)i. Par exemple, (3 + 2i)(1 − 4i) = (3×1 − 2×(−4)) + (3×(−4) + 2×1)i = 11 − 10i. La partie réelle du produit vaut ac − bd et sa partie imaginaire ad + bc.

Comment diviser des nombres complexes ?

Multipliez numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur, ce qui élimine i du dénominateur : (a + bi) ÷ (c + di) = [(ac + bd) + (bc − ad)i] ÷ (c² + d²). La méthode fonctionne parce que (c + di)(c − di) = c² + d², un nombre réel. La division n'est pas définie si le dénominateur vaut 0 + 0i.

Qu'est-ce que le module d'un nombre complexe ?

Le module, noté |z|, est la distance de l'origine au point qui représente le nombre complexe dans le plan complexe ; il se calcule par |a + bi| = √(a² + b²). Il généralise la valeur absolue des réels aux complexes et reste toujours un réel positif ou nul.

Combien vaut i au carré ?

Par définition, i² = −1. L'unité imaginaire i est précisément construite pour que son carré vaille moins un, ce qui permet aux nombres complexes de fournir des solutions à des équations comme x² + 1 = 0, dépourvues de solution réelle.

Qu'est-ce que l'argument d'un nombre complexe ?

L'argument, noté arg(z), est l'angle mesuré dans le sens trigonométrique entre l'axe réel positif et la demi-droite joignant l'origine au point (a, b) qui représente a + bi. On le calcule par atan2(b, a) afin d'obtenir le bon quadrant, et ce calculateur l'exprime en degrés.

Pourquoi passer par le conjugué pour diviser ?

Multiplier c + di par son conjugué c − di donne un résultat purement réel, c² + d², car les termes croisés se compensent : (c + di)(c − di) = c² − (di)² = c² + d². En multipliant numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur, on débarrasse donc ce dernier de sa partie imaginaire et l'on obtient une réponse sous la forme standard a + bi.

Références

  1. Churchill RV, Brown JW. Complex Variables and Applications. 9th ed. McGraw-Hill, 2013.
  2. NIST Digital Library of Mathematical Functions (DLMF), §1.9 Calculus of a Complex Variable. dlmf.nist.gov.
  3. Stewart J. Calculus: Early Transcendentals. 8th ed. Cengage Learning, 2015. (Appendix on complex numbers.)

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