CCalculate.Studio

🔻 Calculateur de chute de tension

Ce calculateur de chute de tension estime la tension perdue le long d'un câble à partir du matériau du conducteur, du type de circuit, de l'intensité, de la longueur aller simple et de la section en mm². Il s'appuie sur les résistivités normalisées à 20 °C — 0,0172 Ω·mm²/m pour le cuivre et 0,0282 Ω·mm²/m pour l'aluminium — et situe le résultat par rapport à la recommandation de conception de 3% couramment retenue pour les circuits terminaux. Cette recommandation reste indicative : les installations doivent respecter la réglementation électrique locale et être réalisées par un électricien qualifié.

Dernière vérification: 2026-07-07
Add as preferred on Google

Comprendre votre résultat de chute de tension

Le pourcentage de chute est comparé aux recommandations de conception ci-dessous. Ces seuils sont des objectifs d'ingénierie indicatifs (cités par exemple dans les notes informatives du NEC) ; la réglementation locale fixe les exigences opposables pour toute installation.

Chute (% de l'alimentation)AppréciationLecture de conception habituelle
3% ou moinsConforme à la recommandationAtteint l'objectif de conception usuel pour un circuit terminal
3% – 5%À revoirParfois acceptable pour l'ensemble colonne montante et circuit terminal ; envisagez une section supérieure
Au-delà de 5%ÉlevéeGénéralement jugée excessive ; augmentez la section ou raccourcissez le parcours
  • Les résistivités retenues sont des valeurs d'ingénierie à 20 °C ; un conducteur chaud en charge présente une résistance plus élevée et donc une chute légèrement supérieure.
  • La formule triphasée donne la chute entre phases pour une charge équilibrée ; les charges déséquilibrées et les effets du facteur de puissance ne sont pas modélisés.
  • Les valeurs de 3% et 5% sont des recommandations de conception indicatives, non des limites légales. Le dimensionnement des conducteurs d'une installation réelle relève de la réglementation électrique locale (courant admissible, protection, mode de pose) et doit être confié à un électricien qualifié.

Qu'est-ce que la chute de tension ?

La chute de tension est la baisse de tension le long d'un conducteur, provoquée par sa propre résistance. Tout câble est lui-même une résistance : d'après la loi d'Ohm, le courant qui la traverse convertit une partie de la tension d'alimentation en chaleur, si bien que l'appareil situé à l'extrémité reçoit moins de tension que n'en fournit la source. Plus le câble est long et fin et plus l'intensité est élevée, plus la chute est importante.

La résistance d'un conducteur découle de la résistivité du matériau, de la longueur du parcours et de la section : R = ρ × L ÷ A. Ce calculateur retient les valeurs d'ingénierie largement publiées à 20 °C — 0,0172 Ω·mm²/m pour le cuivre et 0,0282 Ω·mm²/m pour l'aluminium — ce qui signifie qu'à section égale l'aluminium perd environ 64% de tension de plus que le cuivre. La résistivité croît avec la température : un conducteur fortement chargé et chaud accuse donc une chute légèrement supérieure à la valeur à 20 °C.

Une chute de tension excessive se traduit par un éclairage affaibli, des moteurs qui chauffent et perdent en performance, ainsi que par des défauts intempestifs en électronique. Une recommandation de conception largement citée — notamment dans les notes informatives du National Electrical Code américain (NFPA 70) — invite à limiter la chute à environ 3% sur un circuit terminal et à environ 5% pour l'ensemble colonne montante et circuit terminal. Ces valeurs sont des objectifs de conception indicatifs et non des limites légales universelles ; les exigences opposables proviennent de la réglementation électrique applicable à l'installation, et tout travail de câblage doit être réalisé ou vérifié par un électricien qualifié.

Comment utiliser ce calculateur de chute de tension

  1. Choisissez le matériau du conducteur : cuivre ou aluminium.
  2. Choisissez le type de circuit : continu, alternatif monophasé (tous deux empruntant le trajet aller-retour à deux conducteurs) ou alternatif triphasé (facteur de ligne √3).
  3. Saisissez la tension du réseau, l'intensité de la charge en ampères, la longueur de câble aller simple en mètres et la section du conducteur en mm².
  4. Lisez la chute de tension en volts, son pourcentage de la tension d'alimentation et la tension restante au niveau de la charge ; la bande colorée compare ce pourcentage aux recommandations usuelles de 3% et 5%.

La formule derrière la chute de tension

Vd = 2 × ρ × L × I ÷ A (continu et monophasé)
Vd = √3 × ρ × L × I ÷ A (triphasé, entre phases)
ρ (20 °C) : cuivre 0,0172 Ω·mm²/m ; aluminium 0,0282 Ω·mm²/m

En continu et en monophasé, le courant effectue un aller-retour : le trajet résistif vaut donc le double de la longueur aller simple, soit Vd = 2 × ρ × L × I ÷ A. Pour un circuit triphasé équilibré, la chute entre phases fait intervenir le facteur √3 au lieu de 2 : Vd = √3 × ρ × L × I ÷ A. Ici ρ désigne la résistivité en Ω·mm²/m, L la longueur aller simple en mètres, I l'intensité en ampères et A la section en mm².

Exemple chiffré : un circuit monophasé de 230 V parcouru par 16 A sur 25 m de cuivre de 2,5 mm². Vd = 2 × 0,0172 × 25 × 16 ÷ 2,5 = 5,5 V, soit 5,5 ÷ 230 = 2,39% de la tension d'alimentation ; il reste ainsi environ 224,5 V à la charge, valeur conforme à la recommandation usuelle de 3% pour un circuit terminal.

Erreurs fréquentes

  • Saisir la longueur aller-retour : la formule double déjà la longueur aller simple en continu et en monophasé, si bien qu'une longueur aller-retour double le résultat.
  • Confondre les grandeurs entre phases et entre phase et neutre en triphasé — la formule en √3 donne ici la chute entre phases pour une charge équilibrée.
  • Dimensionner un conducteur sur la seule chute de tension : le courant admissible, la protection contre les surintensités et le mode de pose sont des exigences réglementaires qui peuvent imposer une section supérieure.
  • Prendre les numéros de calibre AWG pour des valeurs en mm² — 2,5 mm² n'est pas l'AWG 2,5 ; convertissez d'abord le calibre en section.
  • Croire que l'aluminium se comporte comme le cuivre : à section égale, il perd environ 64% de tension de plus, raison pour laquelle les liaisons en aluminium sont habituellement surdimensionnées.

Questions fréquentes

Quelle chute de tension est acceptable ?

Une recommandation de conception largement utilisée, citée par exemple dans les notes informatives du National Electrical Code américain (NFPA 70), invite à limiter la chute de tension à environ 3% sur un circuit terminal et à environ 5% pour l'ensemble colonne montante et circuit terminal. Ce sont des objectifs d'efficacité indicatifs et non des limites légales universelles : c'est la réglementation électrique applicable chez vous qui fixe les exigences opposables.

Comment calculer la chute de tension d'un câble ?

En continu ou en monophasé : Vd = 2 × ρ × L × I ÷ A, où ρ est la résistivité (0,0172 Ω·mm²/m pour le cuivre à 20 °C), L la longueur aller simple en mètres, I l'intensité en ampères et A la section en mm². Ainsi, 16 A sur 25 m de cuivre de 2,5 mm² donnent 2 × 0,0172 × 25 × 16 ÷ 2,5 = 5,5 V.

Pourquoi le triphasé utilise-t-il √3 plutôt que 2 ?

Dans un système triphasé équilibré, le courant de retour de chaque phase circule par les autres phases plutôt que par un conducteur de retour dédié : la chute de tension effective entre lignes vaut donc √3 (soit environ 1,732) fois la chute d'un seul conducteur, au lieu de 2 fois. La distribution triphasée est ainsi plus efficace à section égale.

La chute de tension diffère-t-elle entre cuivre et aluminium ?

Oui. À 20 °C, la résistivité de l'aluminium (0,0282 Ω·mm²/m) dépasse d'environ 64% celle du cuivre (0,0172 Ω·mm²/m) : à section égale, un conducteur en aluminium accuse donc une chute proportionnellement plus forte. En pratique, on choisit les conducteurs en aluminium une à deux sections au-dessus de l'équivalent cuivre pour compenser.

Que se passe-t-il si la chute de tension est trop élevée ?

Les appareils reçoivent moins de tension que celle pour laquelle ils ont été conçus : l'éclairage faiblit, les résistances chauffantes délivrent moins de puissance, les moteurs absorbent davantage de courant et s'échauffent pour la même charge mécanique, tandis que l'électronique sensible peut redémarrer ou dysfonctionner. La tension perdue est dissipée en chaleur dans le câble, ce qui gaspille également de l'énergie.

Puis-je utiliser ce calculateur pour dimensionner le câblage de ma maison ?

Non : il s'agit d'un outil pédagogique d'estimation. Le dimensionnement des conducteurs d'une installation réelle relève de la réglementation électrique locale, qui traite du courant admissible, de la protection contre les surintensités, du mode de pose et des facteurs de correction, en plus de la chute de tension. Les travaux sur les installations fixes doivent être réalisés ou certifiés par un électricien qualifié dans la plupart des pays.

Références

  1. NFPA 70. National Electrical Code — informational notes on voltage drop (3% branch circuit / 5% combined design guidance).
  2. IEC 60228. Conductors of insulated cables — standard conductor classes and resistance values.
  3. Bureau International des Poids et Mesures (BIPM). The International System of Units (SI Brochure), 9th edition, 2019 — units of resistance and resistivity.

Électricité · Tous les calculateurs

Calculateurs associés

Guides & articles